Soleris, ou l’écho d’une quête intime
On raconte que certains récits naissent d’une blessure, comme une graine enfouie dans la terre aride des plaines d’Agasur. Soleris, ce demi-elfe aux yeux verts et au cœur trop lourd pour ses quatorze hivers, porte en lui cette même fragilité qui précède les grandes métamorphoses. Comme lui, j'ai un jour posé son sac au pied d’un arbre — réel ou symbolique — et je me suis demandé : *Qui suis-je, si je ne suis pas celui qu’on m’a dit être ?* La peur de l’abandon, ce gouffre qui hante Soleris, n’est pas qu’un ressort dramatique ; c’est le reflet d’une vérité plus universelle, celle de quiconque a dû reconstruire son identité loin des récits tout faits.
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